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© Getty Images
Analogues du GLP-1 ou comment complexifier encore plus la tâche
Ozempic, Victoza, Trulicity : pour se faire rembourser ces médicaments, une ordonnance ne suffira bientôt plus. Dès le 1er février, il faudra y adjoindre un document établi par le médecin, certifiant que la prescription est conforme aux indications thérapeutiques remboursables (ITR) desdits médicaments, c’est-à-dire pour le traitement du diabète de type 2. L’Assurance maladie, à l’initiative de la mesure, la justifie principalement par le mésusage qui peut être fait de ces molécules. D’après la convention médicale, « un tiers des remboursements actuels des AGLP-1 est hors ITR. » Ces médicaments sont, en effet, parfois utilisés pour perdre du poids à des fins esthétiques, ce qui expose les patients « à des effets indésirables graves », alerte l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).
Quel sera le rôle du pharmacien ?
« Ce que nous aurons à faire, c’est de vérifier que la prise en charge est autorisée, en scannant et archivant le document qui sera fourni par le médecin une fois par patient », explique Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). « Le problème qui se pose avec ce dispositif, c’est qu’il sera rétroactif et concernera donc aussi les anciennes ordonnances, s’étonne pour sa part Pierre-Olivier Variot, président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO). D’habitude, quand l’ANSM décide de modifier les règles de prescription de tel ou tel médicament, cela concerne uniquement les nouvelles prescriptions. » Des détails que les deux syndicats représentatifs de la profession ont appris lors du Comité technique paritaire permanent national (CTPPN), qui s’est tenu le 22 janvier, avec l’Assurance-maladie.
Un dispositif décrié aussi par les médecins
Dès la publication le 31 octobre 2024 du décret relatif à ce dispositif, les médecins ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme un vol de temps médical. Pierre-Olivier Variot regrette également une complexification inutile du travail des pharmaciens : « Notre métier devient de plus en plus administratif. Sans parler des situations malencontreuses auxquelles nous ferons face : si, par exemple, un patient se présente au comptoir sans le document du médecin, qu’est-ce qu’on fait ? On lui refuse la prise en charge ? On le renvoie chez le médecin, qui va protester car il n’aura pas le temps pour cette formalité ? »
Face au scepticisme des professionnels de santé, Thomas Fatôme, le directeur général de la Caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam), se veut, lui, rassurant : « Ce dispositif très ciblé n’a pas vocation à concerner un large volume de prescriptions ! »
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