Assurance maladie : le gros risque progresse cinq fois plus vite le petit risque

© Une question qui taraude les spécialistes : la solidarité nationale doit elle prendre en charge tous les risques ? - olly - Fotolia

Assurance maladie : le gros risque progresse cinq fois plus vite le petit risque

Publié le 30 décembre 2016
Par Magali Clausener
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La solidarité nationale doit-elle prendre en charge tous les risques ? Une question abordée lors de la table-ronde consacrée à « la révolution économique » de PharmaCité, organisé par l’organisme représentant les industriels du médicament, le Leem, mardi 13 décembre 2016.

« Aujourd’hui, la dépense de santé augmente naturellement de 3,5 à 4 % par an. Nous savons en financer que la moitié, a déclaré Nicolas Revel, directeur général de la CNAMTS. La seule voie à l’avenir, c’est d’essayer de ramener cette tendance à ce que nous savons financer en privilégiant la qualité des soins, la justesse des prescriptions, la bonne organisation du parcours, la politique de prévention… » 

 

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« Il y a des arbitrages à faire, mais cette question est difficile aujourd’hui à poser dans le système français », a commenté Christophe Duguet, directeur des affaires publiques de l’AFM-Téléthon. « Est-il normal que si je me luxe l’épaule au ski, cela soit pris en charge par la solidarité nationale, par des gens qui n’ont pas les moyens d’aller au ski ? », s’interroge l’économiste Nicolas Bouzou. 

 

« Le gros risque progresse cinq fois plus vite que le petit risque, a répondu Nicolas Revel. Le vrai sujet de fond est que demain nous sachions réfléchir à nos outils de financement, de sorte que nous puissions encourager la rémunération organisationnelle, qui est très cloisonnée, par profession, fondée sur l’acte. Nous savons très peu rémunérer les parcours, la coordination, la performance. »