Vers une refonte de la représentativité syndicale dans les URPS

© Getty Images/iStockphoto

Interpro Réservé aux abonnés

Vers une refonte de la représentativité syndicale dans les URPS

Publié le 26 février 2025
Par Sana Guessous
Mettre en favori
Les professionnels de santé souhaitent faire évoluer le mode d’élection de leurs représentants syndicaux. Une réunion au ministère de la Santé s’est tenue le 13 février pour réfléchir à des pistes de réformes, en présence des syndicats de pharmaciens.

Depuis leur création en 2009, les Unions régionales des professionnels de santé (URPS) représentent les professionnels libéraux dans chaque région et participent activement à l’organisation de l’offre de soins. Le ministère de la Santé propose aujourd’hui de transformer ces élections : les électeurs ne voteront plus pour une liste de candidats, mais pour une étiquette syndicale.
« Par exemple, un bulletin FSFP pour les pharmaciens ou MG France pour les médecins permettra d’obtenir le score du syndicat vainqueur dans la région, lequel désignera ensuite des confrères pour siéger dans diverses instances telles que les ARS, le Conseil régional, l’Ordre des pharmaciens ou encore l’URPS médecins », explique Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF).

Des outils modernisés pour un vote simplifié

Pour Pierre-Olivier Variot, président de l’USPO, ce schéma fait consensus et renforce la démocratie par l’élection. Toutefois, il pointe les limites actuelles du vote électronique :
« On reçoit les codes pour voter deux ou trois semaines avant les élections, ce qui entraîne parfois des pertes et des demandes répétées. Or, nos outils du quotidien – comme la carte CPS utilisée via Pro Santé Connect – offrent une alternative plus moderne et sécurisée. »
Cette remarque souligne l’impérieuse nécessité d’adapter les modalités de vote aux pratiques numériques déjà bien ancrées dans le secteur de la santé.

Un calendrier révisé en perspective 

Initialement prévues pour 2026, les élections des URPS pourraient être repoussées. Philippe Besset estime en effet que la mise en œuvre de ce projet de réforme pourrait décaler le scrutin à une échéance postérieure à l’élection présidentielle d’avril 2027. Ce délai offrirait également l’opportunité d’envisager d’autres réformes, notamment en ce qui concerne le système conventionnel.

Publicité

Sur le même sujet…
Violences en pharmacie : l’officine de la présidente de l’Ordre des pharmaciens victime d’un braquage
Tramadol et codéine : ces nouvelles règles qui relancent le débat sur l’ordonnance numérique
PLFSS 2025 : les pharmaciens seront-ils gagnants ou perdants ?