Soin des plaies : une voie d’avenir pour les pharmaciens

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Soin des plaies : une voie d’avenir pour les pharmaciens

Publié le 27 novembre 2017
Par Marjolaine Labertonière
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Le CVAO (Comité pour la valorisation de l’acte officinal) a tenu son colloque annuel le 23 novembre 2017 sur le thème des plaies et pansements, persuadé qu’« il s’agit d’une voie de spécialisation d’avenir pour le pharmacien, de nature à fidéliser des patients ».

Partant des plaies aiguës accidentelles à l’apparence souvent banale mais pouvant nécessiter une prise en charge délicate, Jean-Michel Mrozovski, président du CVAO, a présenté une démarche tenant compte de l’aspect de la plaie (taille, localisation, hémorragie) et de son contexte (facteurs de risques liés au patient ou aux circonstances) pour sécuriser cette prise en charge et l’éventuelle orientation requise.

Un nécessaire partage de l’information et des compétences

En amont, il s’agit de la demande de conseils experts auprès d’un médecin ou d’un infirmier si nécessaire (en ayant à l’esprit la sécurisation des échanges) et, en aval, de la transmission de l’information sur l’intervention officinale et les informations et conseils délivrés. Un support écrit remis au patient lui sert alors de référence personnelle, à transmettre le cas échéant à un autre professionnel de santé.

Pour le CVAO cette compétence doit non seulement être rendue visible, mais s’élargir aux plaies chroniques. Une formation courte pour en maîtriser la complexité et les innovations aidera à se positionner sur « ce segment encore modeste qui a un différentiel d’évolution intéressant », comme l’assure Stephane Sclisson de IQVIa (QuintilesIMS et IMS Health).

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En effet, l’incidence des escarres, ulcères veineux, artériels ou du pied du diabétique est supérieure à 2 millions de cas par an. Ce qui, pour une pharmacie moyenne, représente 90 patients par an sur une durée évoluant entre 3 et 6 mois.