- Accueil ›
- Profession ›
- Interpro ›
- Le vote de la semaine
Interpro
Réservé aux abonnés
Le vote de la semaine
Partager
Mettre en favori
Pensez-vous, comme la Cour des comptes, qu’il y ait beaucoup trop d’officines en France ?
NON
Ce rapport de la Cour des comptes, c’est du grand n’importe quoi ! Il n’y a pas trop d’officines en France. Il existe encore des zones qui en sont dépourvues alors que leur présence serait nécessaire dans l’offre de santé locale. Le maillage des officines actuel assure un service de proximité satisfaisant et chacune est à sa place, vivant de son activité ; si ce n’était pas le cas, il y en aurait beaucoup moins. Il faut laisser le réseau se restructurer en douceur, par envie ou par nécessité, les regroupements se feront de façon naturelle. Que deviendront les jeunes que nous formons dans nos facultés si les pharmacies restantes ne sont plus en capacité de les accueillir ? Si une pharmacie sur deux ferme, comment fera-t-on pour augmenter la couverture vaccinale ? Si on retire le médecin et le pharmacien du village, où iront les patients pour se faire soigner ?
Sabine Zenglein, Boulay-Moselle (Moselle)
OUI MAIS…
Si l’on s’en tient au quorum, on ne peut pas nier qu’il y a trop d’officines, en particulier dans les grandes métropoles. Quand je suis arrivé à Douai en 2006, il y avait 17 officines. Avant mon transfert en 2016, deux ont fait faillite et il y a eu deux regroupements sur la commune. C’est toujours attristant de laisser couler des officines de moins de 500 000 euros qui n’ont pas les moyens, financiers et humains, de remplir les nouvelles missions que l’on attend de nous. Seule l’optimisation du réseau permettra d’accéder à une taille critique. Cependant, s’il n’y a plus de petites officines, cela risque d’être problématique pour les jeunes diplômés qui souhaitent s’installer sans l’aide de capitaux extérieurs pour conserver leur indépendance professionnelle.
Maxime Houllier, Douai (Nord)
NON
Le chiffre annoncé par la Cour des comptes est excessif et calculé selon une logique purement comptable et financière, sans prendre en compte les besoins en santé de la population. Il y a certainement des officines surnuméraires dans les centres-villes urbains mais pas à ce point. La Cour des comptes devrait réfléchir différemment et chiffrer plutôt les conséquences désastreuses que pourrait entraîner la suppression de la moitié du réseau : renoncement aux soins des patients qui ne peuvent pas se déplacer, augmentation des hospitalisations, etc. La force des petites pharmacies est de pouvoir suivre et accompagner leurs patients, alors que dans les grandes pharmacies, plus les équipes sont importantes, moins il y a de proximité avec les clients.
Pascal Lachaise, Chenôve (Côte-d’Or)
Publicité
Publicité
- Economie officinale : les pharmaciens obligés de rogner sur leur rémunération
- Grille des salaires pour les pharmacies d’officine
- Explosion des défaillances en Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire et Occitanie
- La carte Vitale numérique, ce n’est pas pour tout suite
- [VIDÉO] Financiarisation de l’officine : « Le pharmacien doit rester maître de son exercice »
- Prophylaxie pré-exposition au VIH : dis, quand reviendra-t-elle ?
- Indus, rémunération des interventions pharmaceutiques, fraudes… L’intérêt insoupçonné de l’ordonnance numérique
- Financement des officines : 4 solutions vertueuses… ou pas
- Prescriptions, consultations : les compétences des infirmiers sur le point de s’élargir
- Dispensation à l’unité : chassez-la par la porte, elle revient par la fenêtre
Sur le même sujet…

