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Les pharmaciens se piquent des vaccins
Par Alexandra Blanc, Anne-Hélène Collin, Yolande Gauthier et Francois Pouzaud
La Haute Autorité de santé (HAS) est favorable à l’extension des compétences vaccinales des pharmaciens, des sage-femmes et des infirmiers afin qu’ils puissent prescrire et administrer l’ensemble des vaccins non vivants du calendrier vaccinal aux adultes et aux adolescents à partir de 16 ans, à l’exception des personnes immunodéprimées dont les schémas vaccinaux peuvent être « spécifiques et complexes ».
Sont concernés : les vaccins diphtérie-tétanos-coqueluche-poliomyélite, contre les papillomavirus humains et les pneumocoques, les hépatites A et B, les méningocoques A, C, W, Y et la grippe.
Cela ne s’applique pas en revanche aux vaccins contre le méningocoque B et la rage, « dont les indications sont rares chez l’adulte », a expliqué la HAS.
Deux conditions sont requises :
– s’assurer au préalable que ces professionnels aient suivi une formation, « et si possible une formation interdisciplinaire », et renforcer et améliorer la traçabilité de la vaccination par la mise en place d’un carnet de vaccination électronique utilisé par tous ;
– cette avancée devra faire l’objet d’une modification réglementaire par arrêté ministériel avant d’être introduite dans la convention pharmaceutique. Les acteurs conventionnels discuteront alors des modalités pratiques et des conditions tarifaires.
Par ailleurs, la HAS planche aussi sur l’extension des compétences vaccinales des pharmaciens chez les enfants plus jeunes.
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