Covid-19 : quand la pharmacie devient un centre de dépistage

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Covid-19 : quand la pharmacie devient un centre de dépistage

Publié le 10 janvier 2022
Par Francois Pouzaud
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Dans le cadre du plan gouvernemental de renforcement des capacités de dépistage contre le Covid-19 présenté dimanche 9 janvier 2022, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, a annoncé que les pharmacies pourront créer leur centre de dépistage (par exemple, un stand de tests à l’extérieur de l’officine) et qu’elles pourront accueillir des renforts parmi les professionnels de santé habilités à tester (étudiants en pharmacie, infirmiers, médecins retraités…).

Afin d’augmenter les plages horaires de dépistage en officine, le gouvernement donne la possibilité aux pharmaciens de recruter temporairement des professionnels de santé pour réaliser ces tests. « Cette mesure se heurte à une disposition ordinale qui interdit d’embaucher d’autres professionnels de santé que ceux autorisés en officine », expose Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). Un arrêté d’état d’urgence modifiant la loi doit donc être publié pour autoriser ces recrutements temporaires.

Concernant la facturation à l’Assurance maladie dans ces centres de dépistage, « si le prélèvement nasopharyngé est réalisé par un autre professionnel libéral autorisé, le pharmacien ayant fourni le test, réalisant le diagnostic et l’enregistrement sur Si-DEP facturera à l’acte 25,01 € (ou 30,01 € le dimanche) moins 9,60 € de coût de prélèvement », précise Gilles Bonnefond, porte-parole et conseiller du président de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), conformément à la nomenclature prévue par l’Assurance maladie.

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