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Addiction, quand tu nous tiens !
Le 19 mars dernier, se tenait, en ligne, le 8e e-congrès national sur les addictions, autrement dit l’E-ADD 2024. L’équipe de Porphyre était devant son écran pour vous proposer un compte-rendu de deux conférences, avec des implications pratiques pour l’officine.
D’après le professeur Laurent Karila, psychiatre, président de l’E-ADD et porte-parole de l’association SOS Addictions, environ 4 000 professionnels de santé de tous horizons se sont inscrits à ce congrès. Ils pourront visionner ou revisionner les conférences jusqu’au 31 mai. Il est donc encore temps de s’inscrire gratuitement sur : www.ivmhealth.com/e-add2024.html.
Tabac, vape et autres approches thérapeutiques
• Autour de la table : Marion Adler, médecin généraliste et tabacologue ; Sarah Coscas, psychiatre addictologue et praticien hospitalier ; Françoise Gaudel, tabacologue et directrice de l’association Je ne fume plus !.
• Le pitch : tout le monde sait aujourd’hui que la cigarette est une « serial-killeuse » mais il est important de rappeler que ce qui tue dans la cigarette, c’est la combustion et non la nicotine. Cette dernière constitue d’ailleurs le traitement pharmacologique de référence pour arrêter de fumer, y compris pendant la grossesse et l’allaitement. La cigarette électronique est une aide à ne pas négliger et qui peut même s’envisager en association aux substituts nicotiniques.
• En pratique pour la pharma : il est envisagé – certes depuis un moment sans concrétisation à ce stade – que les pharmaciens puissent prescrire et délivrer des substituts nicotiniques directement à leurs patients. En attendant, il est opportun de conseiller de privilégier l’association d’un ou plusieurs patchs d’action prolongée à des interdoses d’action rapide pour plus d’efficacité. Il faut également savoir repérer un surdosage (maux de tête, nausées, cauchemars, etc.) même si celui-ci est beaucoup plus rare que le sous-dosage (persistance de l’envie de fumer).
Addiction à l’alcool et traitements médicamenteux
• Autour de la table : Michaël Bisch, psychiatre et addictologue.
• Le pitch : un traitement médicamenteux s’envisage dès lors que la consommation d’alcool commence à avoir des conséquences négatives à la fois physiques, psychiques, sociales et professionnelles. Il existe une certaine hiérarchie des traitements, avec d’un côté des traitements de maintien de l’abstinence et de l’autre des traitements de réduction de la consommation. En réalité, les deux entités se chevauchent.
• En pratique pour la pharma : parmi les traitements de première ligne, l’acamprosate (Aotal), la naltrexone (ex-Revia) et le nalméfène (Selincro). Parmi les traitements de seconde ligne, le disulfirame (Esperal) repose sur un effet antabuse. Le baclofène (Baclocur et Baclofène Zentiva) constitue un traitement de dernier recours. Quel que soit le médicament, il s’agit d’une prescription sur mesure, qui s’ajoute aux interventions psychosociales, indispensables en cas de troubles de l’usage d’alcool.
Pour aller plus loin
Commandez gratuitement de la documentation pour les patients sur le site du Cespharm (www.cespharm.fr/prevention-sante) et consultez le « kit addictions », un ensemble de fiches pratiques conçues par le Collège de la médecine générale pour comprendre et prendre en charge les addictions en médecine de ville (www.cmg.fr/addictionsmg/).
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