Chikungunya : le point en métropole et à l’international

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Chikungunya : le point en métropole et à l’international

Publié le 12 août 2014
Par Marjolaine Labertonière
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Les cas de dengue et de chikungunya importés en métropole continue d’augmenter régulièrement pendant l’été. Sur les 676 cas suspects signalés, 67 cas de dengues sont confirmés et 239 de chikungunya et 4 cas de co-infection. La région Provence- Alpes-Côte d’Azur est la plus touchée suivie par la région Rhône-Alpes. Il n’y a toujours aucun cas autochtone mais la surveillance est toujours de mise, le moustique vecteur (Aedes albopictus) étant présent dans 18 départements du Sud de la France.

Une personne, surtout de retour d’un pays affecté, qui présente une fièvre d’apparition brutale supérieure à 38°5 accompagnée d’un des signes suivants : arthralgie, céphalée, douleurs rétro-orbitaire, myalgie, lombalgie et n’a pas d’autre point d’appel infectieux doit être considérée comme un cas suspect.

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La progression continue aussi dans les Caraïbes, en Amérique centrale et du Sud et aux États-Unis où 29 territoires (dont les départements français d’Amérique) rapportent des cas autochtones. La République Dominicaine est particulièrement atteinte, pourvoyeuse de plus des 60% des cas évocateurs notifiés. Un nouveau territoire vient s’ajouter à la liste: il s’agit des Bahamas avec 13 cas autochtones signalés au 5 août. Au total, à cette date, le bilan des cas de chikungunya s’élève à plus de 508 000 cas cliniquement évocateurs.

En Martinique, une opération intitulée « DéCHIKtaj » a été organisée à l’initiative des Conseils régional et général, des communes et de l’Agence régionale de Santé vendredi 8 août pour repérer et détruire les gîtes du moustique vecteur.
Depuis le début de l’année, 115 000 personnes aux Antilles ont été infectées par le virus du chikungunya et 39 personnes sont décédées.

Il est nécessaire de rappeler les mesures de protection individuelle aux voyageurs à destination des zones affectées.