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© Anti-TNFα dans les MICI : le risque de lymphome confirmé - Pixabay/geralt
Anti-TNFα dans les MICI : le risque de lymphome confirmé
Une étude réalisée conjointement par l’hôpital Bicêtre (AP-HP) et l’ANSM a permis de confirmer l’existence du risque accru de lymphome en cas d’utilisation d’anti-TNFα dans le traitement des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI).
L’étude, publiée dans le Journal of the American Medical Association, a été réalisée en se basant sur une cohorte nationale de 189 289 patients, à partir des données du Système national d’information inter-régimes de l’Assurance maladie (SNIIRAM). Il est apparu que la prise d’anti-TNFα seul est associée à un risque de survenue de lymphome multiplié par 2 à 3, tout comme en cas de prise de thiopurines seules. La combinaison des deux traitements (anti-TNFα et thiopurines) est associée à un risque de lymphome multiplié par 6.
Les auteurs précisent toutefois qu’à l’échelle individuelle, le risque d’avoir un lymphome est faible et doit être mis en balance avec le bénéfice de ces traitements.
Parmi les anti-TNFα disponibles en France utilisés dans le traitement des MICI (maladie de Crohn et rectocolite hémorragique) : l’adalimumab (Humira), le golimumab (Simponi) et l’infliximab (à l’hôpital, Remicade et biosimilaires). Ces traitements permettent l’arrêt de la corticothérapie et la cicatrisation de lésions endoscopiques. Leur efficacité est d’autant plus importante que les lésions ne sont pas encore compliquées. C’est pourquoi, ils sont utilisés de plus en plus précocement dans la stratégie thérapeutique, voire d’emblée dans les formes sévères notamment de la maladie de Crohn.
A découvrir dans le cahier Formation « Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin » du Moniteur des pharmacies n° 3198 du 11 novembre 2017.
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