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Afssaps : Une nouvelle stratégie thérapeutique pour le diabète de type 2

Publié le 9 décembre 2006
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Le traitement médicamenteux du diabète de type 2 fait l’objet de nouvelles recommandations émanant de l’Afssaps. La stratégie thérapeutique dépend du taux d’hémoglobine glyquée (HbA1c) qui ne devrait pas dépasser 6,5 %.

– Si cet objectif n’est pas atteint au bout de 6 mois avec la prise en charge hygiénodiététique (rééducation alimentaire, activité sportive), la metformine en monothérapie (ou les inhibiteurs des alphaglucosidases si intolérance) est le médicament de première intention.

– Si l’HbA1c dépasse 6,5 % après 6 mois de monothérapie, une bithérapie doit être instaurée : metformine + insulinosécréteurs (sulfamides hypoglycémiants et répaglinide), metformine + glitazone, metformine + inhibiteur des alphaglucosidases (Diastabol, Glucor), ou insulinosécréteur + glitazone en cas d’intolérance à la metformine. L’Afssaps précise cependant que le recul en terme d’efficacité et de tolérance est moindre pour les nouveaux hypoglycémiants comme les glitazones.

– Si la bithérapie échoue (l’HbA1c dépasse 7 % après 6 mois ou plus), deux options sont possibles : une trithérapie orale metformine + insulinosécréteur + glitazone, ou l’adjonction d’insuline (hors bithérapie incluant la glitazone) en injection unique le soir. Le choix se fait entre une insuline intermédiaire (NPH) et un analogue lent.

– Si la trithérapie orale se solde par un HbA1c supérieur à 8 %, le passage à l’insulinothérapie est recommandé, en veillant à interrompre les glitazones (contre-indication).

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L’autocontrôle de la glycémie doit être instauré en cas de prise d’insulinosécréteurs et, bien sûr lors du passage à l’insuline.