Moustique tigre : surveillance prioritaire

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Moustique tigre : surveillance prioritaire

Publié le 30 avril 2018
Par Anne Drouadaine
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La surveillance du moustique tigre, Aedes albopictus, va démarrer le 1er mai et se poursuivra jusqu’au 30 novembre en France métropolitaine. Sa capacité à être vecteur de plusieurs arboviroses (chikungunya, dengue ou Zika) en fait une cible de surveillance prioritaire.

L’objectif est de ralentir la progression de l’implantation du moustique tigre d’une part et de limiter le risque d’importation et de circulation des virus d’autre part.

Il existe notamment un risque d’importation du virus de la dengue étant donné le contexte épidémique actuel sur l’île de La Réunion. Les autorités sanitaires recommandent donc aux personnes se rendant à La Réunion, de se protéger contre les piqûres de moustique, y compris en journée, en utilisant des répulsifs pour la peau et les vêtements, et en portant des vêtements longs et amples.

Tout signe évocateur de la dengue (douleurs articulaires ou musculaires, maux de tête, éruption cutanée avec ou sans fièvre, conjonctivite) chez une personne de retour de voyage (dans les 7 jours) doit conduire à une consultation médicale et à la poursuite d’une protection contre les moustiques en utilisant si possible une moustiquaire afin d’éviter la transmission de la maladie en métropole.Ces recommandations sont valables pour tout voyageur à destination d’une zone où le chikungunya, la dengue ou le Zika sont présents.

Plusieurs foyers autochtones d’arboviroses sont survenus ces dernières années dans les départements où le moustique tigre, vecteur, est installé : 11 cas autochtones de dengue dans l’Hérault en 2014, 7 cas autochtones de dengue dans le Gard en 2015 et 17 cas autochtones de chikungunya dans le Var en 2017.

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