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« Il a fallu quand même jongler. »

Publié le 6 octobre 2007
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Marquette-lez-Lille (Nord)

Patrice Vigier, 42 ans, et son épouse Isabelle se sont connus les bancs de la fac. Lui en troisième année, elle en première année, où elle échouera. Qu’à cela ne tienne : suivra un diplôme de préparateur qui lui permettra d’être embauchée en 1989… par son mari. « J’adore ce travail », explique Isabelle. Patrice préfère plutôt l’administratif, l’organisation. « C’est relativement confortable de travailler ensemble, mais il a fallu quand même jongler. A moi les gardes de nuit, à elle les retours d’école »

ça rassure les clients

Cette complicité de toujours persiste : « On s’est toujours bien entendu, ce qui surprend parfois même nos amis, se réjouit Patrice. Par sa présence, elle m’apporte une sécurité. Pour acheter la pharmacie, je savais ne pas être seul, même si financièrement tout est sur mon nom. Elle n’a jamais voulu interférer dans ma façon de gérer l’officine, même si parfois l’équipe a du mal à savoir à qui s’adresser. »

Tout irait-il pour le mieux dans le meilleur des mondes ? « L’organisation me convient, explique Isabelle, je fais une trentaine d’heures par semaine, prends mon mercredi et quitte deux soirs à 16 h 30. Un des avantages quand on est salarié, c’est la mutuelle pour les enfants. Ce n’est pas parce qu’on travaille avec son époux qu’il faut négliger sa protection sociale… » Patrice, lui, apprécie que les clients lui donnent du « Vôt’dame » : « Ça les rassure de savoir que c’est Madame Patrice. »

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