Economie officinale : vers une nouvelle donne ?

© ségur de la santé, CPTS, exercice coordonné - Pixabay

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Economie officinale : vers une nouvelle donne ?

Publié le 29 mai 2020
Par Anne-Hélène Collin
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« C’est un avenant d’avant-guerre, qui restreint les finances de l’officine », tranche Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), à propos de l’avenant n° 20 à la convention pharmaceutique sur la dispensation adaptée, officialisé ce 29 mai. Avenant que son syndicat n’a pas signé. Dans sa conférence de presse du 29 mai, le président de la FSPF souhaitait même « le mettre à la poubelle »

« L’aspect économique va être abordé pour l’hôpital dans le Ségur de la santé, il va falloir qu’il soit abordé pour les autres professions de santé et la pharmacie. Nous avons besoin d’une nouvelle donne », prévient-il. Mais, puisque dans le Ségur de la santé l’officine est mal représentée, Philippe Besset vise plutôt le prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). « J’ai bien conscience que les finances de la nation sont affaiblies. Mais ça fait 15 ans que la pharmacie paie le tribut des Ondam (objectif national des dépenses d’assurance maladie) et des PLFSS successifs, ça fait 15 ans que l’on nous dit que l’accroissement naturel des dépenses de l’Assurance maladie est de 4 % et le budget aux environ de 2 %, ça fait 15 ans que ces économies, on les cherche par des PLFSS dans les poches des soignants à l’hôpital et en ville. » Et de réclamer un budget « a minima égal à l’accroissement naturel des dépenses et un rattrapage des années précédentes. »

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