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Prix des médicaments : pourquoi pas un « bonus » environnemental ?
Alors que sont envisagées des hausses de prix sur certains génériques stratégiques en contrepartie d’engagements des industriels sur une sécurisation de l’approvisionnement du marché français, un autre critère vient s’inviter sur la fixation du prix des médicament : son impact sur l’environnement.
La fixation du prix d’un médicament devrait prendre en compte les efforts réalisés par les industriels pour réduire l’impact environnemental occasionné par sa mise à disposition. C’est le point de vue défendu par certains participants du colloque organisé mardi 30 mai à Paris par l’Association pour le bon usage du médicament (ABUM). Ainsi, Laure Lechertier, directrice de l’accès au marché, de la communication et des affaires publiques du laboratoire Upsa, estime que les industriels qui s’engagent au-delà des obligations réglementaires doivent en tirer parti. « C’est un enjeu pour la planète, pour la société et aussi pour le business. Les critères de responsabilité sociétale des entreprises devraient être pris en compte dans les appels d’offres des hôpitaux dès lors que les industriels sont capables de documenter et d’apporter les preuves de leurs actions. » Une approche également applicable dans les négociations avec les groupements de pharmaciens pour ce qui concerne les médicaments de prescription médicale facultative.
Par ailleurs, l’impact environnemental d’une molécule pourrait entrer en ligne de compte dans son autorisation de mise sur le marché en Europe. Et pourquoi pas peser dans le système d’évaluation de la Haute Autorité de santé (HAS) sur le niveau de service médical rendu (SMR), avance Valérie Faillat, pharmacienne dans le secteur industriel et membre de l’Académie nationale de pharmacie.
De plus en plus, les industriels prennent en considération les problématiques environnementales tant du point de vue de la production des médicaments et de la logistique que de la récupération et la valorisation des déchets (cartons, médicaments non utilisés, déchets de soins à risques infectieux). Avancé dans cette démarche, Upsa va ainsi rendre recyclable la totalité des conditionnements primaires et secondaires de ses spécialités pharmaceutiques à l’horizon 2030. Le laboratoire veut aussi s’appuyer sur des fournisseurs en circuit court. Autre exemple, dans le domaine des dispositifs qui accompagnent l’administration des médicaments. Les stylos injecteurs d’insuline jetables mis à disposition par le laboratoire Novo Nordisk sont collectés et envoyés au Danemark pour y être recyclés. Cette collecte est effectuée par les officines ou directement par le patient auprès du laboratoire. Une phase pilote se déploie depuis janvier en Ile-de-France, dans les Hauts-de-France, le Centre-Val de Loire et en Normandie. Plus de 200 officines y sont impliquées.
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