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Génériques : L’officine au pied du mur
L’officine à jusque fin 2004 pour proposer un système jugulant les marges arrière et booster les génériques. Sinon, DGCCRF et TFR entreront dans la danse.
Le remise en cause des marges arrière dans le commerce, via le rapport Canivet remis lundi à Nicolas Sarkozy, tombe mal pour l’officine. Elle vient en effet brouiller les négociations sur la coopération commerciale et les génériques au programme d’une première rencontre de représentants de la FSPF, de l’UNPF et de l’USPO avec Noël Renaudin le 13 octobre. Difficile en effet, pour le président du Comité économique des produits de santé (CEPS), de fixer des limites réglementaires aux marges arrière tant que leur « légalité » n’est pas tranchée.
La DGCCRF attend des consignes.
Cependant, faute d’accord avec les syndicats d’officine d’ici la fin de l’année, la DGCCRF aura tout pouvoir « pour poursuivre en justice tout dysfonctionnement constaté », prévient l’UNPF. La DGCCRF n’attendrait que des instructions, le résultat d’un certain nombre de contrôles étant déjà en magasin. Dans ce contexte, la FSPF maintient son idée de reversement d’une partie des remises sur les génériques à l’assurance maladie. « Mais si on nous propose une autre solution plus simple, compréhensible et qui permette de garder une motivation pour la substitution,je n’ai rien contre, commente Bernard Capdeville, président de la FSPF. Certaines baisses de prix par exemple pourraient être négociées. »
L’USPO prône depuis un moment ce principe de baisses de prix de même que l’idée de sanctions individuelles en fonction de la substitution. « Il faudrait aussi un plafond sur les marges arrière », estime Gilles Bonnefond, son secrétaire général. Enfin, Claude Japhet (UNPF) plaide pour une simple « moralisation » des pratiques commerciales des génériqueurs, estimant que s’il doit y avoir régulation des marges arrière, cela doit être fait dans le cadre de la loi Galland et pas spécifiquement de l’officine. Les génériqueurs ont apparemment signifié pour la première fois officiellement que les marges arrière actuelles laissaient le secteur exsangue (seuls deux fabricants seraient à l’équilibre). Dans ce contexte, ils semblent vouloir éviter un système avec reversement à la collectivité, qui continuerait de les fragiliser, préférant un encadrement des montants via l’offre et la demande.
Substituer encore et toujours.
In fine, Noël Renaudin veut économiser d’une façon ou d’une autre 1 MdEuro(s) en trois ans sur le générique. « On l’exigera de nous, observe Claude Japhet. Autant que ce soit via la substitution plutôt que par d’autres moyens. » Pour l’instant, les baisses de prix ne viseraient que des produits à gros CA et à prix important… Les TFR seront, eux, discutés avec la profession mais l’idée reste de les appliquer par le bas (taux de pénétration du générique insuffisant) et par le haut (taux maximal atteint).
Pour l’heure, une seule consigne « pour sauver ce qui peut l’être » d’ici fin 2004, substituer au maximum, à commencer par les 38 molécules listées par les syndicats et les génériqueurs il y a un mois. « Mais aussi continuer à référencer les nouvelles molécules car il n’y a pas de temps à perdre pour atteindre des taux de 60 % »*, constate Gilles Bonnefond.
Cette fois, les sorties (données Pharmastat) aussi bien que les entrées (données GERS) seront utilisées en vue du verdict. Stocker ne suffira pas.
* Voir la liste dans « Le Moniteur » n° 2550 et sur http://www.moniteurpharmacies.com.
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