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L’officine est prête à relever le défi de l’observance
Côté patients, des lacunes d’observance en tout genre. Côté pharmaciens, autant de solutions pour y remédier. L’Observatoire de la pharmacie a mené l’enquête.
Une réflexion d’un patient sur le nombre de boîtes lui restant, un clic pour consulter l’historique des délivrances et constater l’incohérence qui en découle. Voilà les deux principales situations qui font tilt pour détecter un défaut d’observance. L’étude menée par l’Observatoire de la pharmacie (ODP) en mars 2006 dans 234 pharmacies françaises avait aussi pour objectif de mettre le doigt sur la nature des défauts observés, les classes en jeu et les actions possibles. Première constatation : près d’un tiers des défauts d’observance concerne les traitements cardiovasculaires, suivis par le système nerveux central (21 %), l’appareil digestif et le métabolisme (15 %). Les analgésiques sont impliqués dans 7 % des cas. Les prises irrégulières et les oublis fréquents arrivent en tête (38 %). Les patients négligents sous antihypertenseurs ou hypolipémiants sont d’ailleurs deux fois plus nombreux que ceux sous antidiabétiques, antidépresseurs ou antiasthmatiques.
Le traitement expliqué dans un cas sur deux
L’augmentation de posologie à l’initiative du malade (des hypnotiques et des anxiolytiques à une écrasante majorité) ou la diminution (24 %), les erreurs et confusions de posologie (9 %) rivalisent avec l’abandon pur et simple (27 %). Un peu en retrait mais pas anodine pour autant, la modification du schéma de prise (12 %). Voilà qui conduit l’équipe à expliquer les enjeux du traitement dans un cas sur deux, voire à prendre contact avec le médecin traitant (16 %).
A la question « Dans quels domaines pourriez-vous apporter une contribution positive au traitement de vos patients ? », les réponses fondées sur l’éducation thérapeutique, le suivi et la pharmacovigilance se répartissent majoritairement entre les antiasthmatiques (36 %), les anticoagulants (35 %) et les antidiabétiques (33 %). Sans oublier les produits issus de la réserve hospitalière et l’oncologie (30 et 29 %). Loin derrière, on trouve les hypnotiques et les sédatifs (21 %) ainsi que les THS.
Les répondants estiment majoritairement que leurs équipes n’ont pas encore la compétence pour suivre les patients, surtout les non-compliants. Et pourtant, sept officinaux sur dix voient comme bénéfices de cette activité une rémunération de la prise en charge et une maîtrise des dépenses de santé. 42 % y décèlent en plus un moyen de valoriser l’image de la profession.
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