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Traitements et dosages biologiques

Publié le 28 avril 2007
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Souvent sollicité par les patients, le pharmacien doit pouvoir interpréter un bilan biologique afin de les rassurer mais aussi de participer au suivi de certains traitements à risque. Pour exemple, les hypolipémiants (principalement les fibrates et statines) peuvent entraîner une souffrance musculaire voire une rhabdomyolyse. Le dosage des CPK sériques permet de suivre leur tolérance chez des patients à risque ou symptomatiques. Même exemple pour la surveillance des plaquettes sous héparines, de l’ionogramme et de l’uricémie sous diurétiques, de la fonction rénale et de l’hémogramme sous AINS…

Cette surveillance est essentielle car elle peut suggérer l’arrêt du traitement ou la consultation médicale en urgence : le taux de plaquettes sous héparine peut indiquer la survenue d’une thrombopénie. Si la thrombopénie de type I, modérée (#gt; 100 000/mm3) et précoce (#lt; 5 jours), demande une adaptation posologique, la thrombopénie de type II, immunoallergique, constitue une urgence médicale avec risque de coagulations intravasculaires disséminées. Elle se repère par une chute intense du nombre de plaquettes (#lt; 100 000/mm3) tardivement par rapport à l’instauration du traitement (entre le 5e et le 21e jour). Un risque d’autant plus important pour les héparines non fractionnées.

La surveillance biologique permet également le suivi de l’efficacité du traitement : bilan lipidique chez le dyslipidémique, bilan glycémique chez le diabétique, dosage des hormones thyroïdiennes en cas de dysthyroïdie…

Les deux peuvent se rejoindre lorsque bénéfice et risque sont évalués à travers le même bilan, comme l’INR, qui permet de suivre à la fois l’efficacité et la tolérance des AVK à marge thérapeutique faible, ou comme la clairance rénale pour suivre le rapport bénéfice-risque des diurétiques.

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