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© Phanie via AFP
Dépakine : l’usine Sanofi de Mourenx visée par une plainte pour mise en danger d’autrui
A Mourenx (Pyrénées-Atlantiques), une mère de deux enfants autistes a porté plainte mercredi 15 novembre auprès du pôle santé publique du tribunal judiciaire de Paris, pour mise en danger d’autrui, selon l’Apessac (Association d’aide aux parents d’enfants souffrant du syndrome de l’anticonvulsivant).
Contrairement à la première affaire Dépakine, ni la victime supposée ni son mari n’ont consommé ce médicament. Or, leurs enfants, nés en 2014 et 2016, sont tous les deux atteints d’autisme. La mère qui travaille à une cinquantaine de mètres de l’usine Sanofi depuis 2011 pense avoir été contaminée pendant ses grossesses par les rejets de substances de l’usine Sanofi de Mourenx.
En 2018 l’usine Sanofi de Mourenx avait été contrainte de fermer ses portes pendant trois mois, parce que les polluants rejetés dans l’air (notamment du valproate de sodium, principe actif de Dépakine et du bromopropane, substance considérée comme « possible cancérogène » par l’Organisation mondiale de la santé) étaient supérieurs aux seuils autorisés par les autorités sanitaires. Sur les conseils de l’Apessac, la plaignante avait alors réalisé un test pour mesurer sa dépakinemie et le taux s’était révélé positif.
Maître Charles Joseph Oudin, avocat des victimes, a affirmé qu’une dizaine de plaintes pour des affaires similaires sont en cours de constitution. Il attend « une évaluation des autorités de santé » sur la zone, pour savoir si les enfants y sont, plus qu’ailleurs en France, atteints de certains troubles connus pour être liés à la Dépakine. « ll y a probablement un cluster dans cette région et j’invite toutes les familles de victimes à contacter l’association Apesac », a ajouté Marine Martin, la présidente de l’Apesac.
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