Complémentaire santé : Klésia pourrait ne pas participer à l’appel d’offres

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Complémentaire santé : Klésia pourrait ne pas participer à l’appel d’offres

Publié le 7 juillet 2017
Par Anne-Charlotte Navarro
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Depuis le 3 mai 2017, la branche officine travaille à la mise en place d’un appel d’offres pour recommander un ou plusieurs organismes de prévoyance pour l’ensemble de la branche officine. A l’heure actuelle, Klésia ne sait pas si elle participera à cette procédure.

L’organisme de prévoyance s’interroge sur l’opportunité de participer car « une simple recommandation n’obligerait pas l’ensemble des officines à souscrire avec Klésia. Notre inquiétude est que seules les pharmacies « risquées » veuillent souscrire chez nous. Il pourrait alors y avoir un déséquilibre entre les cotisations perçues et les prestations versées », confie Marie-Hélène Séguy, directrice du développement de l’organisme.

Cependant, Philippe Denry, président de la commission Relations sociales et formation professionnelle de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) se veut rassurant : « Il ne faut pas sous-estimer le poids des syndicats pour les pharmacies. Les consignes syndicales sont généralement bien respectées. L’affaire des contrats offisima, aujourd’hui abandonné par Klésia, illustre bien cette situation ».

Les syndicats ont opté pour la recommandation plutôt que pour la labellisation en raison du droit de regard offert aux syndicats représentatifs dans cette procédure sur la gestion des réserves constituées par les cotisations versées par les officines. Mais sur ce point, syndicats et Klésia s’affrontent pour connaître le propriétaire des réserves. Les uns affirmant qu’elles sont propriétés de la branche et donc à partager en cas de recommandation multiple, l’autre considérant que cette somme est la propriété de Klésia, et devant lui rester acquise. « Cette question devra être réglée par les tribunaux dans le futur », estime Philippe Denry.

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La procédure devrait aller vite, car les représentants syndicaux souhaitent que la recommandation d’un ou plusieurs organismes de prévoyance soit effective pour le 1er janvier 2018. A l’heure actuelle, le titulaire peut choisir uniquement l’organisme de complémentaire santé des salariés non cadres de l’officine.