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© Getty Images/iStockphoto
Épidémie de Chikungunya : La Réunion attend le remboursement d’un vaccin
L’épidémie de chikungunya « se poursuit à un rythme soutenu à la Réunion », affirme Santé publique France, qui fait état de cas de contamination dans 21 communes sur les 24 que compte l’île. Pour freiner l’épidémie, qui touche plus sévèrement le sud du territoire, l’Agence régionale de santé (ARS) multiplie les inspections et les décontaminations chez les particuliers. Ses agents font également du porte à porte pour sensibiliser les habitants sur les gestes à adopter contre la propagation du virus transmis par le moustique tigre.
Un vaccin autorisé mais non remboursé
« Pourquoi les autorités de santé traînent-elles pour rembourser le vaccin contre le chikungunya ? Pourquoi laisser à l’abandon la population réunionnaise qui craint de voir se reproduire la violente épidémie de 2005 qui a fait plus de 200 morts ? », s’est indignée une pharmacienne réunionnaise lors du point presse de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), qui a eu lieu vendredi 21 février. « Nous pouvons faire bouger les choses. Nous allons rapidement nous entretenir avec la Haute autorité de santé (HAS) pour leur expliquer l’urgence de la situation », a répondu Philippe Besset, président de la FSPF.
Le pic de contagiosité attendu pour mai
Un avis de la HAS est en effet nécessaire pour que le vaccin Ixchiq du laboratoire Valneva, mis sur le marché en novembre 2024, puisse être pris en charge par l’Assurance maladie et agréé pour les collectivités. Conséquence : le prix de vente de ce vaccin n’est pas réglementé. Il coûterait aux Réunionnais quelque 250 euros. Dans un territoire où 36 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté (Insee 2021), ce tarif ne passe pas. Les officinaux le justifient par les prix élevés pratiqués par exemple, par le grossiste Pharmar qui vend le vaccin 180 euros hors taxes.
La décision de la HAS quant au remboursement du vaccin est attendue pour fin février. En attendant, les opérations de fumigation se poursuivent dans l’île pour tenter d’atténuer le pic de contamination.
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