Epidémie à coronavirus : conduite à tenir chez les patients fébriles

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Epidémie à coronavirus : conduite à tenir chez les patients fébriles

Publié le 22 janvier 2020
Par Anne-Hélène Collin
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Neuf morts, 440 cas recensés et 2 200 personnes en contact avec des sujets infectés en isolement, c’est le bilan au 22 janvier de l’épidémie à coronavirus qui sévit actuellement en Chine depuis près d’un mois, annonce Pékin. La Thaïlande, le Japon, la Corée et, depuis hier, les Etats-Unis ont déclaré un premier cas. La France est pour l’instant épargnée, le premier cas suspect ayant finalement été déclaré négatif. « A l’heure actuelle le risque d’introduction en France de cas liés à cet épisode est considéré comme faible, rassure-t-on du côté de Santé publique France, dans un communiqué publié le 21 janvier. Mais des cas importés de Wuhan (ville chinoise dont est originaire le premier cas, NdlR) sont susceptibles d’être détectés en raison des liaisons aériennes directes fréquentes avec Paris », surtout en cette période de Nouvel an chinois où les familles cherchent à se rassembler. 

Le point de départ de l’épidémie de ce nouveau virus 2019-nCoV est un marché de fruits de mer situé dans la province de Hubei, au centre de la Chine. Le mode de transmission et les facteurs de risque sont encore incertains. Quant aux symptômes, ils sont des plus courants, les malades présentaient de la fièvre et, parfois, des difficultés respiratoires ou des anomalies pulmonaires. Comment, dès lors, faire la différence avec la grippe, qui s’installe en métropole et arrive dans les Antilles ? Les cas possibles de coronavirus ont voyagé ou séjourné dans la ville de Wuhan, ou ont été en contact étroit avec un cas confirmé, dans les 14 jours précédents le début de leurs symptômes. Dans tous les cas, il est recommandé aux voyageurs en provenance de Chine présentant ces symptômes et aux patients concernés « de ne pas se rendre aux urgences, de ne pas aller chez un médecin, mais d’appeler le Centre 15, expliquait mardi matin Agnès Buzyn sur Europe 1. Toutes les autorités sanitaires sont informées du risque. Elles vont chercher les personnes et les emmènent dans des lieux qui leur permettent de ne pas être en contact avec le reste de la population. » Pour une prise en charge symptomatique, en l’absence de traitement antiviral spécifique.

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